Lundi 11 septembre 2006
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10:51
Il n’y pas d’étoiles.
Si ce n’est le pauvre simulacre in(can)décent du brandon de ma cigarette dans l’obscurité.
Je suis la femme qui fume souvent et rêve parfois.
Je suis un palimpseste qui s’auto consume et qui renaît de ses cendres, jonchant le cimetière- cendrier de ses mégots et de ses méfaits.
Il y a des textes à moitié effacés mais toujours présents sur les palimpsestes.Ils paraissent parfois oubliés, mais laissent des marques indélébiles .
Ces nombreux textes écrits les uns sur les autres amènent au fait que ce n’est plus un simple manuscrit, mais un vélin mystérieux qui exige une relecture attentive et objective.
Je ne réécris pas, je me contente de continuer à écrire même s’il n’y a parfois plus trop la place pour mes rêves.
Il n’y a plus d’étoiles,si ce n'est ma cigarette et mes brusques et fugaces espoirs en vous.
Mon cœur s’emballe alors, il rue contre ma morosité, il s’affole et accompagne mes pas inégaux et précipités.
Il me mord , il gémit de joie et gronde, avant de m’étreindre,avant de s’éteindre, écrasé d’ un geste rageur .
Comme mon mégot.Agonie solaire.
Mes talons claquent, asymétrie rythmique,je roule comme un bateau,comme une roulure,comme une femme ivre.
Chaperon ardent et chapelle noire,je plains le loup qui me suivrait....
Je suis heureuse ,mais ma plume ne coure sur le papier qu'avec de l'encre noire, qu'avec une ancre plongée dans des eaux troublantes et grises , troublées et grisantes.
Je revendique mes paradoxes, la cruauté et la douceur, l’ouverture et la fuite, l’amour et la haine,l’eau et le feu.
A travers le soir plein de murmures, au fond de mes extases chimiques, au partage alchimique,à vos gestes magiques , à ses seins en fleurs, aux roses de ton cœur,à des cheveux plus profonds que la mer, à mon chagrin à jamais enterré , à mon enfance abolie,à mes abandons , à ton immense don, à la beauté, à la tendresse,à la lumière.
Je vous souris dans mes forêts imaginaires, je vous aime dans mes nuits plurielles , dans mon innocence d'animal heureux qui suit son instinct, à travers ses yeux , à travers mon émerveillement pour tant de beautés autour de moi ,tant de chaleur ,tant d'amour , oh serrez moi encore , donnez moi votre désir et votre rire , offrez le moi j'essaierais de l'écrire pour le garder dans ma chair , ma chère amie sublime et enfin dévoilée , à travers mes rêves de femme-enfant , mon ravissement pour un homme-fille , pour tous mes navires trop chargés de souvenirs coulés et souillés ,pour toutes les larmes écoulées et essuyées ,pour tous mes cris arrachés et ravalés , et pour toi qui reviens , toi que je retrouve, et pour toi.